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EIDOS

Eidos est un mot grec qui désigne l'essence d'une chose, sa forme intérieure, ce qui demeure au-delà des apparences. C'est cette quête qui traverse mes compositions originales.   

Nourrie par le jazz, la musique française, la philosophie et de nombreuses années passées en Inde, cette musique cherche moins à démontrer qu'à révéler. Chaque pièce est une invitation à l'écoute, au silence et à la présence.

Pour donner vie à cet univers, je me suis entouré de deux musiciens d'exception : Karl Jannuska, dont le jeu subtil et profondément musical insuffle une respiration unique à chaque instant, et Joan Eche Puig, contrebassiste à l'écoute rare, dont la sonorité chaleureuse et la liberté d'expression ancrent le trio avec une remarquable finesse.

Ensemble, nous dialoguons en cherchant à ce qu'écriture et improvisation ne fassent plus qu'un.

À la croisée de la musique française, du jazz contemporain et d'une réflexion inspirée par les grandes traditions philosophiques de l'Inde, Eidos est un album intime, contemplatif et profondément apaisé.
Une musique qui ne cherche pas à séduire par l'effet, mais à révéler une présence, un espace, une émotion.
Une invitation à revenir, le temps d'un disque, à l'essentiel.

Petit test totalement scientifique : juste après avoir terminé le mixage de mon album, je l'ai écouté une seconde fois, puis je me suis lancé dans un jeu vidéo particulièrement difficile.

À ma grande surprise, j'ai gagné... avec une sensation de calme profond. Pas d'agitation, pas de frustration, juste une présence étonnamment paisible.

Intrigué, j'ai voulu vérifier. Même jeu, même niveau de difficulté, mais cette fois sans écouter Eidos auparavant.

J'ai perdu.

Je ne prétends pas que mon album rende meilleur aux jeux vidéo... mais s'il favorise un peu la paix intérieure,

il se pourrait bien que le reste suive naturellement. Les recherches continuent.

Stéphane, Micheline et Olivier Lendower pour le mécénat mixage.

Micheline et Olivier Lendower pour leur mécénat concernant l'enregistrement en studio. 

REMERCIEMENTS

Chandra

Chandra est le nom sanskrit de la Lune. Dans la tradition indienne, elle symbolise la douceur, l'intuition, le silence et la réceptivité. Contrairement au soleil, qui rayonne et agit, Chandra invite à l'intériorité, au repos et à la contemplation.

La tradition du Swara Yoga enseigne qu'au cours de la journée, le souffle alterne naturellement entre la narine gauche et la narine droite, selon un cycle d'environ une heure à une heure et demie, reflet de l'activation alternée d'Ida, le courant lunaire, et de Pingala, le courant solaire. Cette respiration, subtile mais perceptible lorsqu'on y prête attention, accompagne les différents états de l'être : intériorité et réceptivité lorsque prédomine Ida, dynamisme et action lorsque s'exprime Pingala. L'équilibre naît de leur alternance harmonieuse.Dans le yoga, cette énergie lunaire est associée au nadi Ida, le canal subtil qui chemine le long du côté gauche du corps. Ida est relié à la narine gauche, au souffle apaisant, à la sensibilité et à la conscience intérieure. À l'inverse, Pingala, associé à la narine droite et à l'énergie solaire, représente l'action, la vitalité et le mouvement.

 

À travers cette composition, je cherche à rendre hommage à cette respiration du vivant. Les silences, les résonances et les mélodies évoquent le souffle d'Ida, cette énergie qui ralentit le temps et ouvre un espace d'écoute. Chandra est ainsi le pendant naturel de Surya, inspiré de la puissance solaire : deux pièces complémentaires qui dialoguent comme la lune et le soleil, le féminin et le masculin, la réceptivité et l'élan, dans une recherche permanente d'équilibre.

Lueurs

fait réference à la kabbale, l'idée que des lumières divines sont emprisonnées dans des débris tombés sur terre.

 

Selon Isaac Louria, un sage du 16ème siècle, il existe 613 étincelles à libérer par être humain. Tant que ce n'est pas accompli, on retourne dans le Gilgoul,

le cycle des réincarnations.

 

À mes yeux ces étincelles sont par exemple liées au fait d'écouter un enfant parler avec bienveillance, de relever une personne tombée, d'aider.

Changes

Changes parle des bouleversements tant intérieurs qu'exterieurs et du baume de pardon et d'amour que l'on doit aposer sur les blessures du changement.

Surya

Surya est le nom sanskrit du Soleil. Dans la tradition indienne, il symbolise la lumière, la vitalité, la clarté et l'énergie créatrice. Source de vie, il représente la conscience en action, la force qui éclaire, réchauffe et met le monde en mouvement.

Dans le yoga, cette énergie solaire est associée au nadi Pingala, le canal subtil qui chemine le long du côté droit du corps. Pingala est relié à la narine droite, au souffle dynamisant, à la volonté et à l'action. Son énergie stimule l'élan, la concentration et la capacité à transformer l'intention en mouvement. À l'inverse, Ida, associé à la narine gauche et à l'énergie lunaire, invite au calme, à l'intuition et à l'intériorité.

La tradition du Swara Yoga enseigne qu'au cours de la journée, le souffle alterne naturellement entre la narine gauche et la narine droite, selon un cycle d'environ une heure à une heure et demie. Cette respiration subtile reflète le dialogue permanent entre les qualités solaires de Pingala et les qualités lunaires d'Ida, rappelant que notre équilibre naît de leur alternance harmonieuse.

À travers cette composition, je cherche à rendre hommage à cette énergie solaire qui anime et illumine. Les élans mélodiques, le mouvement rythmique et les espaces d'improvisation évoquent la force rayonnante de Surya, tandis que la pièce dialogue naturellement avec Chandra, son pendant lunaire. Deux compositions complémentaires qui célèbrent l'équilibre entre la lumière et le silence, l'action et la contemplation, le souffle solaire et le souffle lunaire.

Europe

J'ai eu la chance de participer en tant que bénévole à une quinzaine de tours d'Europe avec Amma, la Sage indienne que je suis depuis 20 ans. Elle étreint des milliers de personnes dans chaque ville et mon rôle est lié à la gestion de la foule, à l'accueil des personnes handicapées et la musique. Des tours d'une puissance et d'une intensité hors-norme qui m'ont façonné. Europe célèbre la beauté et la pluralité de ces experiences à servir l'autre. Je l'ai composé le lendemain de mon retour pour l'album qu'on enregistrait dans 15 jours.  

Sublime

Sublime est une méditation musicale sur le chemin de l'âme vers Moksha, la libération ultime. Dans la philosophie indienne, l'âme (Atman), voilée par l'ignorance de sa véritable nature, traverse le cycle des naissances et des renaissances (Samsara), accumulant expériences, joies et souffrances jusqu'à retrouver le souvenir de son essence.

Au fil de cette longue traversée, l'être se purifie. L'ascèse (Tapas), les épreuves de l'existence et la quête intérieure consument peu à peu les voiles de l'illusion, tandis que la connaissance (Jnana) révèle progressivement ce qui n'a jamais cessé d'être présent. Le feu ne détruit pas l'âme : il brûle seulement ce qui l'empêche de reconnaître sa véritable nature.

À travers cette composition, je cherche à évoquer ce voyage intemporel. Les thèmes se transforment, se perdent, renaissent et s'élèvent comme autant de vies successives, jusqu'à laisser entrevoir une paix qui n'est pas une fin, mais un retour à l'Un. Sublime est une célébration du chemin intérieur, de cette lente réminiscence par laquelle l'âme cesse de se croire séparée et retrouve la liberté de Moksha.

Eidos

Eidos est un mot grec qui signifie la forme essentielle. Employé dans la Grèce antique puis élevé par Platon au rang de concept philosophique majeur, il désigne la réalité profonde et intemporelle qui se cache derrière les apparences. Selon lui, le monde que nous percevons n'est qu'un reflet imparfait d'une vérité plus vaste, plus stable et plus lumineuse.

Cette quête de l'essence fait écho à la philosophie indienne, qui invite elle aussi à dépasser les illusions du monde visible pour retrouver ce qui, en nous, ne change jamais. Au-delà des pensées, des émotions et des identités successives demeure une présence silencieuse, une conscience immuable que les traditions de l'Inde nomment Atman.

À travers cette composition, j'explore cet espace où les frontières entre Orient et Occident s'estompent. Les mélodies semblent apparaître puis s'effacer, comme des formes éphémères laissant entrevoir une réalité plus profonde. 

Eidos est une invitation à regarder au-delà des apparences, à écouter ce qui demeure lorsque le mouvement s'apaise. Plus qu'une destination, il évoque cette présence intérieure, toujours là, que la musique tente parfois d'approcher sans jamais prétendre la saisir.

40

Unseen

est une composition qui cherche à toucher ce qui nous est invisible et à l'accueillir.

Improvisations totales
1, 2 , 3 ,4

À chaque enregistrement, j'enregistre à la volée ce qui me vient sous les doigts, au moment où le batteur et le contrebassiste prennent une pause bien méritée !!!

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